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Une Eglise consolée

Après cela je vis : C’était une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’agneau, vêtus de robes blanches et des palmes à la main. Ils proclamaient à haute voix : Le salut est à notre Dieu qui siège sur le trône et à l’agneau. Et tous les anges rassemblés autour du trône, des anciens et des quatre animaux tombèrent devant le trône, face contre terre, et adorèrent Dieu. Ils disaient : Amen ! Louange, gloire, sagesse, action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu pour les siècles des siècles ! Amen !

L’un des anciens prit alors la parole et me dit : Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? Je lui répondis : Mon Seigneur, tu le sais ! Il me dit : Ils viennent de la grande épreuve. Ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’agneau. C’est pourquoi ils se tiennent devant le trône de Dieu et lui rendent un culte jour et nuit dans son temple. Et celui qui siège sur le trône les abritera sous sa tente. Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, le soleil et ses feux ne les frapperont plus, car l’agneau qui se tient au milieu du trône sera leur berger, il les conduira vers des sources d’eaux vives. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux.
Apocalypse 7,9-17


La vision ouvre à présent sur cette foule innombrable (réalisation de la promesse faite à Abraham en Gn 15,5 ?) que sont les croyants qui ont traversés l’épreuve et qui rendent un culte à Dieu. Vision céleste d’une communion à Dieu totalement réalisée. Accompagnés des anciens (symbole des 12 tribus d’Israël et des 12 apôtres, Ap 4,4), des quatre animaux (Ez 1,5 ; Irénée de Lyon au 2e s. y a vu les quatre évangélistes) et de la cour céleste des anges, tous communient et adorent Dieu. Fin ultime de toute chose.

Si les palmes rappellent les Rameaux qui fêtent l’entrée royale de Jésus à Jérusalem, ces attributs sont donnés ici à ceux qui ont vaincu le mal par leur foi, ayant connu le martyre ou non. Tous proclament « le salut à notre Dieu » pour signifier que seul Dieu sauve et permet dès lors de pouvoir se présenter à lui pour l’adorer directement (image de la tente de communion au v.15), ce qui est impossible dans la condition présente.

Cette communion divine, reprise d’Es 49,10, englobe la satisfaction des besoins (faim, soif), la protection de la vie (soleil et feux) et la consolation (larmes). Le croyant n’est jamais à l’abri derrière sa foi pour esquiver les difficultés qui se présentent dans la société ou dans sa propre vie. Ma foi d’aujourd’hui est posée dans cet horizon ultime d’espérance. Je peux y trouver des encouragements dans les difficultés de mon quotidien, sans le fuir.

Prière : donne-moi, Seigneur, de me nourrir aujourd’hui d’une vision d’avenir qui m’aide à affronter les défis qui se posent à moi.

Jean Biondina, pasteur