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Une création en sursis

Les sept anges qui tenaient les sept trompettes se préparèrent à en sonner.

Le premier fit sonner sa trompette : grêle et feu mêlés de sang tombèrent sur la terre ; le tiers de la terre flamba, le tiers des arbres flamba, et toute végétation verdoyante flamba. Le deuxième ange fit sonner sa trompette : on eût dit qu’une grande montagne embrasée était précipitée dans la mer. Le tiers de la mer devint du sang. Le tiers des créatures vivant dans la mer périt, et le tiers des navires fut détruit. Le troisième ange fit sonner sa trompette : et, du ciel, un astre immense tomba, brûlant comme une torche. Il tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. Son nom est : Absinthe. Le tiers des eaux devint de l’absinthe, et beaucoup d’hommes moururent à cause des eaux qui étaient devenues amères. Le quatrième ange fit sonner sa trompette : le tiers du soleil, le tiers de la lune et le tiers des étoiles furent frappés. Ils s’assombrirent du tiers : le jour perdit un tiers de sa clarté et la nuit de même. Alors je vis : Et j’entendis un aigle qui volait au zénith proclamer d’une voix forte : Malheur ! Malheur ! Malheur aux habitants de la terre, à cause des sonneries de trompettes des trois anges qui doivent encore sonner !
Apocalypse 8,6-13

En rupture à ce silence (v.1), la trompette qui était employée dans l’AT pour donner le signal de l’attaque en cas de guerre ou pour louer le Seigneur, claironne comme une déclaration divine. Les quatre premières trompettes atteignent la création et l’environnement naturel de l’homme en en détruisant chaque fois un tiers. Les trompettes annoncent des destructions de la terre et sa végétation, de la mer et son peuplement, des fleuves et des sources d’eau pour finir avec les astres du ciel (soleil, lune, étoiles). Tout l’univers terrestre est atteint par ce mal qui vise la destruction de la nature par l’homme sans Dieu, c’est-à-dire l’homme au service de son propre égoïsme, de sa propre faim de posséder à tout prix et malgré tout. Ce pouvoir de destruction reste limité au tiers, ce qui est déjà énorme, signe de sa limite dévastatrice. Toutefois, ces signes ont pour but de donner à penser à l’humain, afin qu’il change de comportement. Ils ressemblent aux plaies d’Egypte qui auraient dû aider Pharaon à modifier sa position, en vain. L’image de l’aigle qui apparaît soudainement s’adresse aux humains comme pour les avertir une fois encore.

Cela nous pose inlassablement des questions : sommes-nous encore capables de réfléchir aux actes collectifs de nos sociétés pour penser notre rapport au monde ? Quelle place à la conversion dans mon cœur et dans mes réflexions ?

Prière : Aide-moi, Seigneur, dans mon rapport au monde créé que tu nous as donné comme un cadeau, à entendre ta voix et à changer en moi ce qui doit l’être.

Jean Biondina, pasteur