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… DANS LE CONFINEMENT, TROUVER DU SENS, SE RESSOURCER, PRIER – 5

Samedi 4 avril

En temps de catastrophes du côté du religieux on entend encore hélas ceux qui évoquent la punition de Dieu. Leur littéralisme biblique oblige. La Plateforme Interreligieuse de Genève, dans un communique du 28 mars tenait à se distancer, fort heureusement de cette vision des choses. « Nous tenons à réfuter avec vigueur tout propos et toute affirmation laissant entendre que la pandémie en cours aurait quelque chose à voir avec un châtiment divin »[1]. Le dieu qui punit est un anthropomorphisme, une projection de l’humain qui attribue à Dieu les penchants négatifs qui gisent au fond de son esprit. En ces jours de pandémie, confinés, l’arc-en-ciel occupe les réseaux sociaux, les rues et les balcons. Accompagné d’une simple phrase : « Tout ira bien ». Il y en aurait encore qui voudraient me dire que justement, l’arc-en-ciel fait référence au déluge… Punition de Dieu ?… Non, plutôt déception du créateur. Regardez l’histoire biblique[2]. Dieu est triste de voir ce que l’homme a fait de sa création, dit le texte, et désire recommencer. Après le déluge Dieu place l’arc-en-ciel comme signe de promesse pour dire qu’il n’y aura plus de déluge. L’arc-en-ciel ainsi devient le « Tout ira bien » de Dieu. Ne vous en faites pas. Avec cette certitude, dans l’effort de chacun, avec courage, rester confiants, prêts à vaincre cette très mauvaise passe. Rester bienveillants, être des pacificateurs, venir à l’aide, encourager ceux qui sont en première ligne, être proches, en pensée, de ceux qui sont atteints par le virus, manifester notre soutien aux familles des victimes du COVID19.  Lorsque nous donnons le meilleur de nous-mêmes, c’est Dieu lui-même qui agit au cœur de cette tempête. Rien à voir avec le dieu magicien qui résoudrait tous nos problèmes, mais avec le Dieu qui s’est manifesté Vivant et continue de l’être. Dieu qui en Jésus a pu montrer de quoi l’humain est capable lorsqu’il va jusqu’au bout de lui-même, dépasse ses peurs et vit de sans cesse de cette promesse. « Tout ira bien »

Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance.  Ses disciples lui firent cette question: Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle? Jésus répondit: Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui. Jean 9,1-3.

Carlos Capo, pasteur


[1] Texte du communiqué: http://www.interreligieux.ch/wp-content/uploads/2020/03/Adresse-du-Bureau-%C3%A0-la-Pfir-covid-19.jpg

[2] Genèse 6,7,8