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… DANS LE CONFINEMENT, TROUVER DU SENS, SE RESSOURCER, PRIER – 4

Mercredi 1er avril

C’est comme une guerre… dit-on… C’est comme si… et on parle de ceux qui sont au front. C’est comme une peste… dit-on… le corona est sournois, o ne le voit pas venir, il frappe.  Il fait beau dehors, on sort, juste pour le minimum et en recevant l’air et le soleil du jour on a de la peine à y croire… Le chiffre des morts dans certaines régions fait froid au dos. Jusqu’à quand Seigneur ? La souffrance est là, dans les hôpitaux, dans les foyers qui côtoient l’infection, les familles où il a fallu faire le choix éthique: pas de respirateur pour des personnes très âgées en mauvaise santé, pour laisser la place à ceux qui ont des chances de guérison. « Rassasié de jours et de vie, en paix avec moi-même, avec mes proches et avec Dieu, confiant, reconnaissant/e de tout ce que j’ai vécu, j’assume un départ probable… sans plainte et sans complainte, aimé et aimant. Place aux jeunes. Ils auront tant à faire pour améliorer le monde… ! ». Une réflexion pas facile à faire, et à entendre par l’entourage familial. Probablement superflue pour la plupart. On résiste toujours face à la mort. Mais on pense aussi à ceux qui doivent faire face au choix. On les porte dans la prière pour que Dieu les garde dans la paix. Nous sommes tous dans le même bateau. On le sent à la dérive. Le brouillard ne se dissipe pas. Comme les disciples dans la tempête : réveiller le Christ qui dort peut-être au fonds de nous-mêmes, pour qu’il prenne sa place, vivant au cœur de nos vies. Il apportera du calme dans le conflit. Souffle d’espérance et de consolation face aux choix difficiles, si besoin, courage pour continuer de résister et pour poursuivre dans nos responsabilités quotidiennes. Prendre soin de soi-même pour prendre soin-des autres.

« Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voilà que la mer s’agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait.
Ses compagnons s’approchèrent et le réveillèrent en disant: «Seigneur, sauve-nous! Nous sommes perdus.» Mais il leur dit: «Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme » Matthieu 8 

Carlos Capo, pasteur