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Avec le Seigneur je me sens Bien-être

Poème appartenant au recueil de David.

O Dieu, garde-moi,
c’est à toi que j’ai recours.

Je dis au Seigneur :
« Tu es mon maître souverain ;
je n’ai pas de bonheur plus grand que toi. »

Quant aux fidèles qui sont dans le pays,
c’est eux qui ont la vraie grandeur que j’apprécie.

Ceux qui cherchent les faveurs d’un autre dieu
ne feront qu’augmenter leurs tourments.
Je n’offrirai pas leurs offrandes de sang.
Je n’aurai pas même leur nom sur mes lèvres.

Seigneur,
toi qui es la chance de ma vie,
la part qui me revient,
tu tiens mon destin dans tes mains.
C’est un sort qui m’enchante,
un privilège qui me ravit.

Je remercie le Seigneur, qui me conseille :
même la nuit, ma conscience m’en avertit.
Je ne perds pas de vue le Seigneur,
et je ne risque pas de faiblir,
puisqu’il est à mes côtés.

C’est pourquoi j’ai le cœur plein de joie,
j’ai l’âme en fête.
Je suis en parfaite sécurité.

Non, Seigneur,
tu ne m’abandonnes pas à la mort,
tu ne permets pas que moi, ton fidèle,
je m’approche de la tombe.

Tu me fais savoir quel chemin mène à la vie.
On trouve une joie pleine en ta présence,
un plaisir éternel près de toi.

Psaume 16

Le psalmiste s’adresse à son Seigneur avec une profonde confiance. De lui il attend le réconfort et la paix intérieure. Il se sent rempli d’une quiétude qui le fortifie. On pourrait penser que c’est une vue de l’esprit humain qui cherche une échappatoire à sa condition. On peut le penser, mais ici le chemin intérieur du psalmiste passe aussi par des choix. Il regarde le monde dans lequel il vit et voit que l’on peut se faire illusion en cherchant les faveurs d’une puissance plus élevée que soi, ici une autre divinité. Il prend conscience que pour lui, c’est chose vaine, que la divinité est vacuité, illusion.

Le psalmiste désire construire sa vie sur la confiance donnée et reçue de son Seigneur… et pas sur son travail, sa performance, sa richesse ou toute autre valeur humaine. Cela pourra être le fruit de sa relation à son Seigneur mais en aucun cas remplacer cette relation de confiance avec Lui. Il oriente sa vie et ses choix par rapport à Dieu puisqu’il dit que son destin est entre ses mains. Ici, pas de fatalisme du genre « c’est mon destin, je n’y peux rien… ». Non. Il se sait dans une relation à son Seigneur qui lui procure joie et bonheur, il sent bien que son équilibre de vie en est sans cesse ravivé. Dieu est pour lui respiration vitale, horizon lointain aidant à espérer, possible toujours présent permettant d’envisager la vie avec optimisme. Pas d’arrogance, une simple assurance de soi.

Voilà comment il peut s’écrier :

C’est pourquoi j’ai le cœur plein de joie,
j’ai l’âme en fête.
Je suis en parfaite sécurité.

Il est bien dans sa peau, ce psalmiste. Il se réjouit d’une relation avec Celui qui est à l’origine de sa vie et qui la rend vivante. Il me donne envie de prier ce psaume dans cette même joie. Et vous ?

Ce psaume est un chemin ouvert devant soi, un chemin de délice où je ne suis plus obligé de penser à tous les problèmes auxquels je dois faire face. Il est pur bonheur et conduit à raviver la vie en moi, en profondeur.

Tu me fais savoir quel chemin mène à la vie.
On trouve une joie pleine en ta présence,
un plaisir éternel près de toi.

Je vous invite aujourd’hui à vous installer confortablement, à passer un morceau de musique douce et reposante en arrière-fond et à réciter à voix haute ce psaume, une manière de prier à votre tour votre Seigneur.

Passez un beau et bon moment.

Jean Biondina, pasteur